Christophe Barbier de l’Express sur la Burqua et le rapport de police

Excellente intervention de Christophe Barbier, rédacteur en chef de l’hebdomadaire l’Express, à propos du tout récent rapport de police qui recense 367 femmes portant la burqua en France. Et de là certains s’opposent déjà à une législation comme le député PS Claude Bartolone.

Selon ce rapport que beaucoup qualifient de grotesque ou de scandaleux comme a raison de le faire Christophe Barbier, une grande partie de ces femmes sont des converties et porte le voile intégral de façon volontaire. A ce propos, il est intéressant de lire l’éditorial d’Elisabeth Badinter paru dans Le Nouvel Observateur le 9 juillet dernier. Comme le résume l’auteur du blog, le voile, intégral ou pas, c’est exactement ça : se soumettre à un ordre établi par les mâles pour être purifiée de sa souillure originelle… et ce faisant admettre celle-ci, adhérer à ce principe. Voilà pourquoi il est scandaleux de le porter volontairement et non sous la contrainte.

Tout est dit, que le port soit volontaire ou forcé, il est incompatible avec les valeurs républicaines, comme nous le rappelle Christophe Barbier dans cette vidéo.

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5 commentaires

  1. Merci pour le lien qui en plus m’a permis de découvrir votre blog.

  2. 367 seulement ?

    C’est une blague ?

  3. On se demande comment ils ont procédé à ce recensement. Il semble que la méthode utilisée manque un peu d’efficacité… Et le résultat manque de zéro.

  4. 1789 - 2009.

    La nuit du 4 au 5 août 1789 constitue la scène inaugurale majeure de l’histoire de la France moderne et du récit national. Trois semaines après la révolte parisienne et la prise de la Bastille, l’Assemblée constituante met à bas l’édifice multiséculaire de l’Ancien Régime. En quelques heures de transe collective, ce sont tous les privilèges de l’aristocratie, de l’Eglise et des provinces qui sont abolis. Et remplacés par le principe - révolutionnaire, au sens strict du terme - de l’égalité de tous devant la loi.

    Certes, il faudra de longues décennies et quelques autres révolutions, violentes ou pacifiques, pour que ce principe s’inscrive, peu ou prou, dans la réalité sociale du pays. La nuit du 4 août, pourtant, continue à imprégner en profondeur l’imaginaire du pays. Pour une raison bien simple : plus de deux siècles après ce “grand soir” égalitaire, la France paraît tout aussi corsetée, fractionnée et sclérosée par l’existence de privilèges. Autrement dit, pour s’en tenir à une définition qui évitera les anachronismes, d’avantages échappant à la loi commune accordés à des catégories de citoyens.

    Des exemples ? Ils sont nombreux et touchent à l’essentiel.

    Le principe fondamental de l’égalité devant l’impôt a volé en éclats depuis belle lurette, sous l’effet conjugué des exemptions, “niches” et “optimisations” fiscales. Sans parler du “bouclier fiscal”, voté à l’été 2007, et qui a permis aux mille plus gros contribuables français de recevoir de l’administration, cette année, un chèque moyen égal à trente années de smic (350 000 euros).

    Tout aussi essentiel, le principe d’égalité devant l’école, établi par la République un siècle après le 4 août 1789, n’a pas davantage résisté aux logiques implacables de l’élitisme scolaire et social, au détriment de la méritocratie affichée. Chacun le sait, et chaque famille s’y emploie : les diplômes les plus prestigieux et valorisés sont trustés par les enfants des milieux les plus favorisés, ajoutant le privilège du patrimoine culturel à celui du patrimoine financier.

    Quant à l’entreprise, les polémiques sur les bonus, primes et “parachutes” divers, dont bénéficient certains dirigeants, ont démontré, de façon choquante, que la notion même de privilège n’y est pas un vain mot. Là, comme ailleurs, les avantages exorbitants réservés à tel ou tel ne peuvent être vécus par les autres que comme de profondes injustices.

    Comme dans le reste de la société, comme le 4 août 1789, c’est l’un des principes mêmes de la démocratie qui est en jeu. Et qui est à réinventer.

    http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/08/03/1789-2009_1225220_3232.html

  5. « Bruno Le Maire va devoir éteindre l’incendie qu’il a lui-même allumé. Le nouveau ministre de l’Agriculture doit recevoir les producteurs de fruits et légumes à 14 h 30, mardi, pour les convaincre de rembourser une partie des aides indues qu’ils ont touchées entre 1992 et 2002. »

    http://www.lepoint.fr/actualites-economie/2009-08-04/500-millions-d-euros-a-rembourser-les-producteurs-au-ministere-de-l-agriculture/916/0/366685

    Vous avez bien lu cette phrase ?

    Mardi 4 août, à 14h30, le ministre Bruno Le Maire va recevoir les agriculteurs français pour les convaincre de rembourser 500 millions d’euros.

    Jusqu’où la France va-t-elle descendre ?

    Jusqu’à quand allons-nous accepter que des ministres français obéissent aux diktats de Bruxelles ?

    Jusqu’à quand allons-nous accepter que des ministres français trahissent l’intérêt national pour obéir aux dogmes ultra-libéraux de l’Union Européenne ?

    Jusqu’à quand allons-nous accepter que des ministres français trahissent les citoyens Français au profit d’une ploutocratie non-élue, qui n’a qu’une religion : LA CONCURRENCE LIBRE ET NON FAUSSEE ?

    Jusqu’à quand allons-nous accepter qu’un ministre de l’Agriculture français trahisse sa mission : la protection des agriculteurs français ?

    Bruno Le Maire, démission.

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