Foire Aux Questions
Quels sont vos objectifs ?
Au fil de sa longue histoire le jacobinisme s’est dilué petit à petit dans les idéologies successives mais constitue toujours l’essence de la République. Il est présent chez de nombreux partis politiques et les valeurs qu’il porte sont positives pour la société dans son ensemble.
Ces valeurs se rassemblent aujourd’hui autour de trois piliers que sont les Citoyens, la Nature et la Démocratie. Ces trois notions essentielles sont celles qui portent le meilleur des idées pour l’avenir de notre société.
Et nous mettons nos moyens au service de ces idées. Il nous faut les appuyer, leur donner du poids, de la visibilité et du crédit. À l’inverse, il est des initiatives politiques néfastes contre lesquelles nous nous opposerons. Et là aussi il nous faudra mettre tout notre poids -que nous espérons de plus en plus important- dans la balance.
Êtes-vous un parti politique ?
Non. Comme il est dit ci-dessus, nous sommes un club politique qui œuvre pour la défense et la promotion des trois piliers jacobins, tous basés sur les principes hérités des acteurs de notre histoire et de nos philosophes référents comme Rousseau. Nous donnons le point de vue des jacobins sur les idées et initiatives politiques : nous sommes indépendants et totalement libres de soutenir une idée d’où qu’elle vienne, ou au contraire de nous y opposer.
Nous avons aussi un but culturel. Nous devons entretenir notre histoire pour qu’elle reste présente, notamment sur internet. Cela passe par la publication de textes et le rappel d’événements ayant contribué à la naissance et au développement de la République Française.
Du reste, nous sommes méfiants vis à vis du concept même de parti politique : une faction ne peut servir qu’à usurper la souveraineté populaire en s’interposant entre le pouvoir et le peuple.
Êtes-vous de droite ou de gauche ?
Nous ne nions pas que cette distinction soit pertinente sur certaines questions, même si aujourd’hui cette frontière évolue. Mais le jacobinisme est né dans une période où l’on opposait les républicains aux anti-républicains. Les jacobins étaient alors parmi les républicains, à l’extrême -gauche. Le système républicain l’ayant emporté depuis, cette distinction est devenue quasi-résiduelle et le jacobinisme s’est éparpillé à droite et à gauche.
Phénomène accentué au fil des divisions successives et des mélanges avec d’autres idéologies. Si bien qu’aujourd’hui, comme l’exprime l’historien François Furet le jacobinisme peut « faire une place à la droite et diviser la gauche ; plaire aux gaullistes comme aux communistes, et tracer une ligne de démarcation à l’intérieur du parti socialiste. » (1)
Alors que nous pouvons être en désaccord profond avec eux sur certaines questions de première importance comme les institutions publiques ou la propriété.
Nous avons donc vocation à servir de point de répère aux jacobins véritables, à soutenir certaines initiatives politiques et à lutter contre d’autres, d’où qu’elles viennent. Ce peut être sur l’écologie, les protections sociales, l’indépendance nationale ou sur la démocratie par exemple. Nous servons des idées et nous nous engageons sur des valeurs, pas sur des hommes ou des partis. Les idées avant tout.
(1): (François Furet et Mona Ozouf, Dictionnaire critique de la Révolution française, Idées, Champs Flammarion, page 24
Quelles sont vos couleurs ?
Nous utilisons beaucoup le rouge et le noir, et évidemment la cocarde tricolore. Elle est notre emblème depuis la Révolution.
Par ailleurs, il faut veiller à ne pas laisser le monopole des symboles républicains à l’extrême-droite, comme certains l’ont si lâchement fait.
On ne peut pas laisser les couleurs de la Liberté, de l’Égalité et de la Fraternité se faire récupérer par leurs opposants directs.
Il serait bon que les gouvernants se réveillent, (comme ils ont tout juste commencé à le faire depuis les élections présidentielles de 2007), s’ils veulent préserver les symboles de la République, vecteurs d’intégration et de sentiment d’appartenance à toute un nation solidaire et fraternelle.
Quelles sont vos positions sur l’Europe ?
Il faut préserver et développer la belle idée d’une Europe juste et pacifique, où les peuples coopèrent entre eux, sans qu’aucun ne soit soumis.
Mais aujourd’hui, l’énorme déficit démocratique dans l’Union Européenne tue cette conception petit à petit.
Un citoyen attaché à la démocratie ne peut qu’être scandalisé quand il voit qu’on va jusqu’à faire revoter un peuple sur un texte qu’il a précédemment rejeté (cf le NON irlandais au Traité de Lisbonne en 2008) ou même qu’un texte soit finalement imposé par le parlement alors qu’un référendum le rejetait (cf le NON français au Traité Constitutionnel Européen en 2005).
La grande majorité des lois françaises ne sont que l’application de directives européennes établies sans consultation populaire. Imposer des décisions à un peuple sans qu’il ne soit consulté est fatalement antidémocratique. L”expression de la volonté générale est donc biaisée.
Les responsables de ces dérives cassent l’idée d’une Europe pacifiée et démocratique où chaque peuple serait libre et respecté.
On vous dit centralisateurs ?
Beaucoup assimilent jacobinisme et centralisme. C’est une erreur commise par certaines personnalité politique qui devraient réviser l’Histoire de France. Ils confondent jacobinisme et bonapartisme.
Les jacobins ont soutenu les départements contre les féodalisme régionaux. Mais le jacobinisme n’a rien à voir avec le tout-rattachement à Paris, ce parisianisme tant décrié.
Preuve en est la constitution inappliquée de 1793, purement jacobine, et qui par démocratie donnait le plus de pouvoir possible aux citoyens rassemblés localement. Preuve en est aussi notre volonté de ne pas privilégier que les grandes villes et de développer le territoire de manière équitable en zone rurale également.
Nous ne sommes pas non plus favorables à la décentralisation pratiquée actuellement, qui vient nous rajouter un échelon administratif alors que nous en avons déjà beaucoup. Des difficultés sont rajoutées et des blocages région-État apparaissent.
Nous demandons l’inverse : une administration claire, efficace et proche des citoyens, ce que permet l’échellon départemental, plus proche des citoyens et des problème locaux.









